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À propos du colloque

Mise en contexte

L’intelligence artificielle (IA) est une technologie émergente en pleine expansion, dont les racines remontent aux années 1950 avec les travaux pionniers d’Alan Turing (2009), John McCarthy (1981) et Marvin Minsky (1961). Depuis ses débuts, l’IA a connu plusieurs vagues de développement, passant de systèmes symboliques à l’apprentissage automatique, puis à l’apprentissage profond, qui alimente aujourd’hui des applications allant de la reconnaissance vocale à la médecine personnalisée (Gaglio et Mathieu-Fritz, 2024). L’IA transforme profondément nos sociétés, nos économies et nos cultures. Elle redéfinit les pratiques scientifiques, les modes de gouvernance, les dynamiques économiques, les formes d’expression artistique, les systèmes éducatifs, les soins de santé et les rapports sociaux (Qian, Siau, & Nah, 2024). Cette transformation soulève des enjeux complexes, éthiques, politiques, environnementaux et culturels, qui nécessitent une approche interdisciplinaire pour être pleinement compris et appréhendés (Kiyindou, 2019).

En effet, le monde de l’éducation est particulièrement concerné par ces mutations. L’IA y modifie en profondeur les stratégies d’enseignement, les rôles des enseignants, ainsi que les modalités d’apprentissage des apprenants. Elle ouvre la voie à des environnements d’apprentissage adaptatifs, à la personnalisation des parcours éducatifs et à l’automatisation de certaines tâches pédagogiques. Toutefois, ces innovations soulèvent aussi des questions cruciales sur l’équité d’accès, la protection des données des élèves, la formation des enseignant.es et la place de l’humain dans la relation pédagogique (Siham et Sophia, 2024; Galindo et Pierrot, 2024). En outre, les sciences sociales et humaines, dont fait partie l’éducation, jouent un rôle crucial dans l’analyse des implications de l’IA : elles permettent de questionner les biais algorithmiques, les inégalités numériques, les transformations du travail, les nouvelles formes de surveillance, ainsi que les enjeux de souveraineté technologique (Ollion et Boelaert, 2015).

 

Les sciences de l’environnement, quant à elles, interrogent l’empreinte écologique des infrastructures numériques, tandis que les sciences politiques et juridiques examinent les cadres de régulation nécessaires à un développement responsable de l’IA (Vinuesa et al., 2020). En santé, l’IA promet des avancées majeures en matière de diagnostic, de traitement personnalisé et d’accès aux soins, notamment dans les régions éloignées ou sous-desservies. Toutefois, elle soulève des préoccupations éthiques, de transparence, de sécurité des données et de justice sociale (Duguet, Chassang, et Béranger 2019). C’est dans cette perspective que le Plan directeur sur l’intelligence artificielle en santé 2024–2027 du gouvernement du Québec souligne l’importance d’un encadrement rigoureux, d’une gouvernance claire et d’une synergie entre les acteurs du réseau de la santé pour assurer une intégration responsable de l’IA (Ministère de la santé et des services sociaux, 2024). Par ailleurs, des études récentes insistent sur la nécessité d’une vigilance éthique accrue, notamment en ce qui concerne les biais algorithmiques, la cybersécurité et la complémentarité entre IA et expertise humaine (Castets-Renard & Besse, 2022). 

Dans ce contexte, les enjeux propres à la francophonie méritent aussi une attention particulière. L’IA, en tant que vecteur de transformation linguistique, culturelle et géopolitique, pose des défis spécifiques aux espaces francophones : préservation de la diversité linguistique dans les systèmes algorithmiques, accès équitable aux technologies en français, développement de capacités locales en IA, et participation active aux débats internationaux sur la gouvernance numérique (Goddard, 2024). Il y a donc lieu de réfléchir sur la manière dont la francophonie peut contribuer à une IA inclusive, plurielle et respectueuse des identités culturelles. Les domaines de l’art, de la musique et de la culture sont profondément touchés par l’émergence de l’IA générative. Si celle-ci ouvre de nouvelles voies à la création, à la médiation culturelle et à l’archivage du patrimoine, elle soulève aussi des questions fondamentales sur l’authenticité, la propriété intellectuelle, la rémunération des artistes et la diversité des expressions culturelles. L’UNESCO (2021, actualisé en 2024) appelle à une gouvernance éthique de l’IA dans les industries culturelles, afin de garantir que les technologies respectent les droits des créateurs et la pluralité des cultures. Enfin, les enjeux liés à la diversité linguistique, aux savoirs autochtones et à la souveraineté numérique sont abordés par Battiste (2013) et Khurana (2025), qui plaident pour une décolonisation des savoirs, ainsi que par Shulga et al. (2025), qui examinent les implications géopolitiques de l’intelligence artificielle dans la gouvernance mondiale.

Ce colloque propose d’examiner ces multiples facettes de l’IA au sein d’un espace de réflexion et de dialogue interdisciplinaires réunissant des spécialistes des domaines de l'éducation, de la science, de la technologie, de l’environnement, de la santé, du droit, de l'économie, de la politique, de la diplomatie, de la francophonie, des arts, de la musique et de la culture. En croisant ces différentes perspectives, il permettra de mieux cerner les impacts globaux de l'IA et d’envisager ensemble les façons dont elle peut contribuer de manière efficace à un avenir commun plus éclairé, inclusif et équitable. Pour répondre à ces enjeux, les discussions s’articuleront autour des 3 groupes thématiques.

Groupes thématiques

Les discussions porteront sur :

  1. Éducation, recherche, innovation, environnement et santé: l'IA dans l'enseignement et l'apprentissage des apprenants et le développement professionnel du personnel enseignant; rôle de l’IA dans la recherche scientifique, l’innovation technologique et la transition écologique; applications de l'IA dans les diagnostics, les traitements médicaux et la gestion des systèmes de santé.

  2. Droit, économie, politique et diplomatie : cadres juridiques, responsabilités individuelle et collective, éthique et droits fondamentaux à l’ère de l'IA; transformation du travail, des marchés et des modèles économiques; gouvernance algorithmique, politiques publiques et démocratie numérique; l’IA dans la coopération internationale, la souveraineté numérique et la géopolitique.

  3. Francophonie, autochtonie arts, musique et culture : Représentation de la diversité du monde francophone et des communautés des Premières Nations dans les systèmes d’IA; création assistée par l’IA, nouvelles formes d’expression, et défis esthétiques et culturels.

Activités du colloque

Le colloque comprendra des symposiums, des communications libres et par affiches, des panels de discussion, des performances artistiques (y compris de la danse), des cérémonies de remise de prix, ainsi qu’une visite guidée des principaux sites touristiques de la ville d’Ottawa.

Modes de participation 

Nous invitons les chercheurs et chercheuses, les praticiens et praticiennes, et les expert.es de divers domaines à soumettre des propositions de contribution qui abordent, sans s’y limiter, les sujets ci-dessous. Toutes les propositions doivent inclure un résumé de 350 à 500 mots maximum, une courte biographie de l'auteur ou des auteurs, et être soumises au plus tard le 12 septembre 2025. Les propositions sont acceptées en français et en anglais. Elles doivent satisfaire aux critères d’exigence définis par le comité scientifique. Elles peuvent se faire dans l'une ou plus des catégories ci-dessous :

 

  • Communications dans un/des symposium(s): les contributions aux symposiums peuvent aborder un ou divers enjeux liés à la thématique du symposium.

    • Symposium 1 – Éducation 

    • Symposium 2 – Science, technologie, santé et environnement 

    • Symposium 3 – Droit et économie  

    • Symposium 4 – Politique et diplomatie 

    • Symposium 5 – Arts, musique et culture

    • Symposium 6 – Francophonie et autochtonie

  • Communications libres : en dehors des symposiums thématiques, nous acceptons également des communications libres abordant des aspects théoriques, pratiques, méthodologiques ou éthiques de l’IA.

  • Communications par affiche : nous invitons aussi les participant.es à soumettre des communications par affiche sur des projets de recherche, des expérimentations ou des initiatives en cours sur l’IA. Ces communications permettront de créer un espace d’échange informel pendant le colloque.

Sujets qui peuvent être abordés sans s’y limiter :

  • Éducation : IA et personnalisation de l’apprentissage; formation des enseignants aux outils d’IA; équité et inclusion numérique en milieu scolaire; IA et évaluation automatisée; éthique de l’IA en contexte éducatif.

  • Science, technologie et environnement : IA pour la modélisation climatique et la gestion des ressources; empreinte écologique des technologies d’IA; IA et recherche scientifique automatisée; technologies vertes et durables propulsées par l’IA; IA et innovation responsable.

  • Santé : diagnostic assisté par l’IA; médecine personnalisée et prédictive; IA et gestion des données de santé; robotique médicale et soins à distance; enjeux éthiques dans l’IA médicale.

  • Droit : responsabilité juridique des systèmes autonomes; régulation des algorithmes et transparence; protection des données personnelles; droits fondamentaux et surveillance algorithmique; justice prédictive et biais algorithmiques.

  • Économie : automatisation et transformation du marché du travail; IA et productivité dans les entreprises; nouveaux modèles économiques liés à l’IA; inégalités économiques et fracture numérique; IA et économie circulaire.

  • Politique : IA et gouvernance publique; algorithmes dans la prise de décision politique; démocratie numérique et participation citoyenne; sécurité nationale et cybersécurité; régulation internationale de l’IA.

  • Diplomatie : coopération internationale sur l’IA; souveraineté numérique et géopolitique de l’IA; normes et standards globaux; diplomatie scientifique et technologique; IA et droits humains à l’échelle mondiale.

  • Autochtonie : Savoirs autochtones et IA; souveraineté numérique autochtone; préservation et revitalisation des langues et cultures autochtones avec les technologies émergentes. 

  • Francophonie : développement d’outils d’IA en français; inclusion des cultures francophones dans les bases de données; IA et diversité linguistique; francophonie numérique et souveraineté culturelle; collaboration francophone en IA.

  • Arts et musique : Création artistique assistée par l’IA; IA et nouvelles formes d’expression musicale; esthétique algorithmique et créativité humaine; droits d’auteur et œuvres générées par l’IA; IA dans les industries culturelles.

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Frais d'inscription

 

Professeur.es - 350$ CAD

Étudiant.es - 150$ CAD

Professionnel.les et autres - 300$ CAD

 

*Professeur.es, étudiant.es, personnel de l'Université d'Ottawa - 0.00$ CAD

*Pour s'inscrire, cliquer sur Paiement et sélectionner "Membres de l'Université d'Ottawa UNIQUEMENT". 

Inscription au 
colloque

Colloque international bilingue AIPDP 2026

Carrefour des apprentissages

Espace INNOVA (6e étage)

100 Louis Pasteur, Ottawa, ON K1N 9N3, Canada

Personne-ressource uOttawa :

Adou Atta

TEFAD.ETDL@uottawa.ca

Personne-ressource AIPDP :

Dilane Ngoya

colloque2026@aipdp.org

AIPDP2026 | Mise à jour en juin 2025

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